beth stuart what bonds are these? - La centrale, Montréal

MARCH 30 MARS - MAY 6 MAI 2012

Les oeuvres de what bonds are these ?  tournent autour d’une exploration continue d'une ancienne technique de tissage danoise, qui s'appelle sprang. Le sprang est réalisé seulement à l’aide de fils de chaînes tendus ou de fils verticaux, liés dans une tresse allongée. Le matériel qui en résulte est flasque, extensible, pliable et englobant. Stuart emploie ce matériel et le processus de sa fabrication comme une sorte de support à la peinture en extrusion, poussant littéralement et métaphoriquement les limites du rectangle et déformant la grille. Les limites matérielles de la peinture traditionnelle - support, toile, surface et pigment, sont à la fois une contrainte et une étreinte.

Peinture n'est peut-être pas la meilleure façon de décrire les choses présentées dans l'exposition.  Quelques-unes sont plus sculpturales, tandis que d'autres évoquent plutôt un artisanat vernaculaire. Pourtant, le point d'origine, l'impulsion, le premier problème, la première question, est la problématique persistante de la peinture moderne sur la relation entre la figure et le fond.

Pour Stuart, ce qui est en jeu dans ce rapport n'est pas un désir de créer quelque chose de transcendant ou sublime, ou de concret et discutable. En fait, les oeuvres explorent en profondeur la physicalité de l’abstraction, et quelque chose de corporel qui se ressent à la fois comme intime et étranger, particulier et incertain.

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The works in what bonds are these? circle around an ongoing exploration of an ancient Danish weaving technique called Sprang.
Sprang is made with only warp or vertical threads, bound together in a kind of extended braid.  The resulting material is saggy, stretchy, pliable and encompassing.  Stuart uses the material and the process of it’s making as a kind of extruded painting support, a support that literally and metaphorically pushes at the boundaries of the rectangle and de-faces the grid.  The material limitations of traditional painting – support, canvas, ground and pigment, are simultaneously a constraint and an embrace.

The things in the exhibition might not best be described as paintings. Some are more sculptural while some distinctly speak a craft vernacular.   Nonetheless, the point of origin, the impetus, the first problem, the first question, is persistently the question of modernist painting: the relationship between the figure and the ground.

For Stuart, what is at stake in this relationship is not a desire to make something transcendent or sublime, or something concrete and arguable.  Instead, the works probe at a very physical abstraction, at something bodily that feels simultaneously intimate and alien, particular and uncertain.